« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme »

En ces temps de calamités où le terrorisme sanitaire et islamique opprime les peuples comme l’Eglise, le Dimanche de la Toussaint nous convie à louer la Providence de nous avoir gratifiés d’un nombre si considérable d’intercesseurs [1]. En effet, ces modèles de sainteté, couronnés au Ciel pour leurs victoires contre le mal et contre eux-mêmes [2], ne sont pas indifférents à notre sort et implorent perpétuellement le Très-Haut de nous faire miséricorde.

C’est dire à quel point les mystères de la transcendance, de la puissance et de la providence divines sont étroitement liés : aussi paternel soit-Il, Dieu demeure le Tout-Autre et c’est pourquoi même les plus chéris de Ses enfants ressentent envers Lui une crainte révérentielle qu’évoque le graduel tiré du psaume 33 [3] :

Craignez le Seigneur, vous tous ses saints, car ceux qui le craignent ne manquent de rien. Et ceux qui cherchent le Seigneur ne seront privés d’aucun bien.

Nous retrouvons là l’enseignement constant de l’Ecriture Sainte, selon lequel la crainte de Dieu est le début de sagesse. De même, l’Educatrice par excellence, la Sainte Vierge se voit attribuer par la Tradition ce portrait sapiential associant l’amour et la crainte de Dieu [4] :

Je suis la Mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance.

Quant aux Apôtres, sans doute soucieux d’affermir leurs disciples face à la persécution, la crainte de Dieu est d’abord pour eux celle du Juge [5] :

Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre.…

Ce Timete Dominum et nihil aliud semble bien oublié de nos compatriotes qui pour la plupart craignent moins de blasphémer que de contrevenir aux lois iniques de la République ou à ses « valeurs » suspectes telle la prétendue « liberté d’expression ». Au nom de cette dernière supposée absolue, des chrétiens ont même poussé la naïveté (soyons miséricordieux) jusqu’à poster sur les réseaux sociaux des caricatures contre leur propre religion. A se demander s’ils n’auraient pas pris goût aux sodomisations en couverture de Charlie Hebdo. Quoi qu’il en soit, cela ne pourra qu’entretenir envers le christianisme le mépris des musulmans à qui l’on ne peut reprocher en général une telle inconséquence. Ce n’est bien sûr pas une raison pour laisser ces derniers laver dans le sang l’outrage fait à leurs idoles : celles-ci n’ont « ni part, ni droit, ni souvenir » en terre chrétienne comme l’erreur n’a aucun droit contre la vérité [6].

Si la mort ne saurait être un motif de crainte absolue pour tout chrétien cohérent [7], celui-ci se laissera-t-il définitivement impressionner par des menaces d’amendes ou de poursuites, au risque d’en répondre devant Dieu ? Sans doute que non et la population non plus. Malgré la cacophonie entretenue par des médias mercenaires, nous sentons bien la tyrannie se raidir, ébranlée qu’elle est par la colère qui gronde. Les forces de « l’ordre » rechignent à verbaliser des honnêtes gens moins exposés au Covid-19 qu’à la dépossession de leurs biens, de leur vie, de leur civilisation. Les parlementaires, qui ne résistèrent pas plus au conditionnement sanitaire qu’aux transgressions bioéthiques, regimbent à leur tour sous la pression des maires et de leurs électeurs. Et même nos évêques ont cette fois emboité le pas de la mouvance traditionnelle pour obtenir du gouvernement le respect de la liberté du culte catholique [8]. Ce n’est plus une révolte, c’est une révolution…au moins psychologique. C’est déjà cela.

Que le gouvernement, après avoir attenté à la liberté religieuse de l’Eglise, et déjà menacé Noël [9], prenne en considération ces premiers avertissements et médite l’ultime mise en garde du Livre de la Sagesse aux puissants de ce monde [10] :

Ecoutez donc, rois, et comprenez ! Instruisez-vous, juges des confins de la terre ! Prêtez l’oreille, vous qui dominez sur la multitude, qui vous enorgueillissez de foules de nations ! Car c’est le Seigneur qui vous a donné la domination. Et le Très-Haut le pouvoir. C’est lui qui examinera vos œuvres et scrutera vos desseins. Si donc, étant serviteurs de son royaume, vous n’avez pas jugé droitement, ni observé sa loi, ni suivi la volonté de Dieu, Il fondra sur vous d’une manière terrifiante et rapide. Un jugement inexorable s’exerce en effet sur les hauts placés. Au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés puissamment. Car le Maître de tous ne recule devant personne, la grandeur ne lui en impose pas. Petits et grands, c’est lui qui les a faits. Et de tous il prend un soin pareil. Mais une enquête sévère attend les forts.

L’abbé

[1] Messe de tous les Saints « sous la forme extraordinaire du rit romain »

[2] Ce modèle de sainteté se retrouve dans la préface de la Toussaint, ibidem : « Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir notre salut, de vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, qui trouvez votre gloire dans l’assemblée des Saints et qui, en couronnant leurs mérites, couronnez vos propres dons. Vous avez voulu que leur vie nous serve d’exemple, que la communion avec eux nous fasse partager leurs richesses et que leur prière vienne à notre secours, afin qu’environnés d’une telle nuée de témoins, nous courrions sans défaillance au combat qui nous est proposé et recevions avec eux la couronne impérissable de la gloire, par Jésus-Christ Notre-Seigneur, dont le sang nous procure l’entrée au Royaume éternel. C’est par lui que les Anges adorent en tremblant votre Majesté, que tous les chœurs des Esprits célestes vous célèbrent. Unis dans une même allégresse à leurs chants, nous vous prions de laisser se joindre nos voix pour proclamer dans une humble louange … Saint, Saint, Saint… »

[3] Ibidem

[4] Livre de la Sagesse XXIV, 24-25 : « Je suis la Mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu »

[5] Evangile selon saint Luc XII, 4-5 ; Evangile selon saint Matthieu X, 28

[6] Cf. Le Glaive de la Colombe, « Vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir dans Jérusalem »

[7] Cf. Le Glaive de la Colombe, S’enraciner pour être moissonné

[8] Sur la notion de culte, qui ne s’applique en fait qu’au catholicisme, cf. Le Glaive de la Colombe, Macron, Kéké et « les cultes »

[9] Site francebleu.fr, Reconfinement : Noël « ne sera pas une fête normale cette année » avertit Olivier Véran

[10] Livre de la Sagesse VI, 1-8

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